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Dossier 1 : la Construction Bio - Ecologique

Préface di Luca Giordano

Bonjour à tous,

Ces quelques lignes initiales me permettent de vous accueillir dans le dossier consacré à l’architecture bio-écologique et de vous familiariser avec les principes qui sont la base même de la philosophie bio-écologique.
Avec de petits gestes , il est possible de réaliser de grandes choses, c’est avec ces petits gestes que nous pouvons tirer de nombreux avantages, qui n’ont pas ou peu de considération dans la construction classique. Ces considérations ont des origines lointaines, développées par de nombreux  peuples en observant les lieux dans lesquels ils évoluaient, considérations aujourd’hui oubliées pour faire place à la construction “standardisée, homologuée et universelle”. Par notre démarche, nous mettons l’homme ou mieux le bénéficiant du projet, la famille au centre de notre attention. Par là même, nous élaborons un projet en respectant ses exigences tout en conseillant et en sensibilisant de manière à tendre vers un projet responsable. Le respect de l’environnement n’est pas un outil destiné à satisfaire les règles, mais une conscience nous portant à l’acquisition d’un produit avec une plus value considérable. Une valeur qui n’est pas seulement qualitative, mais aussi économique, environnementale et sociale.

Une architecture durable:

homocivilis 

 

Présentation de l’Association

 

Introduction à l'architecture bio-écologique (français, italiano, deutsch)

  

 

A. La physique de la construction homocivilis

La physique de la construction s’est développée de manière déterminante ces dernières décennies pour arriver à l’heure actuelle à un concept de base des principes fondamentaux
de la construction. Au fur et à mesure que les techniques de la construction se succédaient, il était devenu essentiel de trouver des méthodes d’évaluation scientifiquement fondées par la capacité à utiliser des éléments et des œuvres. La physique de la construction comprend désormais les facteurs fondamentaux suivants: la chaleur, l’humidité, le climat des espaces, l’illumination, l’acoustique des espaces, la protection anti-incendie. Conjointement aux méthodes physico-constructives, déjà en phase d’élaboration, les structures peuvent être évaluées et construites conformément à l’optimalisation des solutions à trouver.

Un immeuble doit comporter ces 3 principales fonctions:

  1. Fonction de sécurité: sécurité statique, anti-feu, 
  2. Fonction de protection : isolation thermique, à l’humidité, acoustique et anti-feu
  3. Fonction d’utilisation : usages, fonctionnalité, confort, efficience, esthétique.

Le devoir de garantir la sécurité de l’immeuble relève donc de la physique de la construction. C’est par ce devoir que viennent ou non garantis les aspects de la fonction d’utilisation.
Depuis ces 30 dernières années, dans les pays industrialisés, la salubrité et la sureté des lieux de travail reçoivent des attentions particulières, par l’introduction de normes destinées à protéger la santé des personnes qui manipulent des produits toxiques (Bressa, 1997 a). En même temps est née une conscience croissante des problèmes environnementaux , comme le prouvent la Conférence de Rio sur le développement Durable, le rapport Brundtland, World Commission on Environment and Development, 1987 et le  World Conservation Union, UN Environment Programme and World Wide Fund for Nature, 1991.

L’emploi de la fibre d’amiante dans la construction en est un exemple, matériau présent dans le passé dans la plupart des œuvres, il s’est révélé cancérigène pour l’homme (IARC, 1990; Terracini, 1996). Cependant, nous devons considéré le fait que il est souvent difficile de démontrer le risque cancérigène d’une substances, surtout quand l’exposition à celle-ci se fait à de faibles intensité et durant une longue période (Bressa, 1997c).
Il reste encore aujourd’hui difficile de faire une correcte évaluation des risques liés aux quantités acceptables et ce, puisque, souvent ,il existe de nombreux facteurs influençant la qualité de l’air des espaces.

Malgré ces considérations, il est possible de réaliser une habitation avec un optimale confort en se référant aux principes suggérés par la construction bioécologique et la bio-architecture, qui considèrent l’édifice comme un organisme qui doit s’insérer harmonieusement dans un espace et non devenir une barrière scellée entre l’extérieur et l’intérieur. Cette harmonie permet à l’homme de vivre de manière équilibrée conduisant au bien-être moral et physique. (Tibbetts, 1996; Micelli, 1998).

Par exemple, les conditions du climat à l’intérieur d’une habitation, à savoir la température ambiante, l’humidité et la vitesse de l’air, sont très importants pour le bien-être de la personne qui y vit. Au confort classique, s’ajoutent d’autres facteurs comme la qualité des matériaux de construction et de l’air interne, l’orientation de la maison, la présence de champs magnétiques, etc.(voir Figure 2 Becker, 1996; Magra, 1996; Molesti, 1997).
Pour pouvoir répondre de manière satisfaisante aux interrogations qui se posent inévitablement lorsque l’on traite du thème de l’ “habiter sain”, il est indispensable d’affronter l’argument avec une approche interdisciplinaire impliquant les différentes figures professionnelles.

 

  

 B. Electrosmog homocivilis

L’homme , aujourd’hui, est contraint de vivre dans un environnement toujours plus difficile et hostile: stress, maladie, dépression, nervosité, anxiété en sont la conséquence de cette vie moderne.

La pollution de l’air, de l’eau, la pollution chimique, sonore, lumineuse et électrique sont les causes principales du stress dont est victime une grand partie des habitants de notre planète, riches ou pauvres qu’ils soient. On peut remédier à cela en cherche de soigner son propre style de vie, par exemple en surveillant son alimentation, en évitant de se stresser inutilement, mais surtout en cherchant à se créer un oasis de paix, un refuge pour se régénérer, où il sera possible de relaxer le corps et l’esprit.

Ce refuge devrait être notre maison; malheureusement, des facteurs polluants encombrent nos habitations aussi bien de l’intérieur, les premiers sont les champs électromagnétiques créés par nos propres appareils électroménagers que de l’extérieur provenant de sources diverses.

  

 

C. L’influence du terrain

 

Lorsque l’on s’apprête à construire une maison, il est fondamentale de redécouvrir l’état d’esprit qui nous permet d’entrer en synergie” avec l’environnement qui accueillera la construction et
s’”adapter au terrain”, bousculant ainsi la logique selon laquelle nous devrions “dominer la terre” au lieu d’en être l’hôte.

D’une manière empirique, déjà les Romains, grands bâtisseurs, avant de procéder à l’édification de logements, recherchaient la confirmation ou l’infirmation de leur choix géographique en recourant à de nombreuses analyses. Notamment et à titre d’exemple, ils avaient costume de laisser un troupeau de moutons sur la portion de terrain destinée à leur campement fortifié qui devenait par la suite leur cité; après une année, ils analysaient de manière approfondie leur état de santé, si celle-ci se révélait satisfaisante, le choix di lieu d’implantation était confirmé et donnait lieu, après de savants calculs astrologiques, à la conception soignée et finalement à la réalisation de l’implantation proprement dite. 

   

D. Matériaux homocivilis

Le syndrome de l’édifice insalubre a été définie en 1987 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). La pollution de l’air qui se crée dans les espaces internes peut, sans aucun doute, être liée aux nouvelles techniques de construction et aux substances nocives émanant de vernis, laques, diluants, couches de fond protectives, revêtements synthétiques de murs et plafonds.
Les constructions toujours plus stagnantes, peu perméables, favorisent l’accumulations de telles substances dans notre environnement, et peuvent provoquer les allergies, migraines,
hypersensibilité, problèmes respiratoires. Ce syndrome se manifeste surtout chez qui habite ou travaille dans des constructions relativement récentes, restructurées et/ou transformées en « chambre stagnante ».

Les causes de ce syndrome, révélés par chercheurs en la matière sont :

L’exposition continue à émanations toxiques ou dommageables à la maison ou sur notre lieu de travail, empêchant la correcte transpiration des locaux, provoque d’importants dégâts ou dans le pire des cas, maladies. Les symptômes différent en fonction de la sensibilité des personnes: réaction cutanées, maux de tête, nausées, irritations des yeux, ou des voies respiratoires, fatigue excessive, irritabilité et vertiges.
En somme, la maison construite avec des éléments hautement technologiques et des composants essentiellement synthétiques est passée de refuge à bien, possession,  pollué et polluant. Il suffit, pour s’en persuader, de se rappeler comment étaient faites les maisons et leurs agencements autrefois: tout était parfaitement recyclable et réutilisable.
De nos jours, si démolie, la maison est considérée dans son entièreté comme un déchet spéciale: agencements en panneaux de dérivés du bois (il est fortement déconseillé de les brûler dans une cheminée domestique), matériaux isolants dérivés du pétrole, enduits, vernis et laques contenant des éléments synthétiques.

Que pouvons-nous faire pour agir efficacement à la préservation du climat intérieur ?

Avant tout, construire des bâtiments avec des propriétés de porosité, d’hygroscopie, d’effet transpirant: une maison construite avec des briques, de la chaux, et du bois, transpire; une construction en ciment, plastique, vernis synthétiques ou autre matière chimique, agit comme une barrière à vapeur, c’est-à-dire comme isolante t donc rend la maison imperméable.
Vu que les connaissances actuelles en matière de toxicologie concernant les matériaux de la construction et ceux de l’agencement intérieur ne sont pas exhaustives, seule la tendance à considérer uniquement l’architecture attentive à l’environnement, à l’efficacité énergétique, à l’utilisation d’énergies renouvelables, en accord avec les principes de la bio-compatibilité et de l’éco-durabilité peuvent nous permettre d’atteindre les critères minimaux de bien-être, en garantissant aux générations futures la pérennité d’un monde meilleur (Sigrid, 1993; Micelli, 1998; Sasso, 1998).

 

E.homocivilis Santé

Quand on parle de santé (ou salubrité), il est important de se référer à la constitution de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), agence de l'ONU créée en 1948 dans le but
de faire atteindre à la population mondiale un niveau de santé le plus haut possible.
La santé, définie dans cette Constitution de l’OMS, comme “ un état de bien-être physique, psychique, ergonomique et sociale, et non simplement une absence de maladie", est désormais considérée comme un droit et en tant que tel, se place à la base des autres droits
fondamentaux qui nous reviennent. Ce principe impose aux Etats et à leurs organismes spécifiques, un devoir qui va bien au-delà de la simple gestion du système de santé.

Celui-ci devrait pouvoir individualiser et chercher grâce à des alliances choisies, les solutions aux facteurs qui influencent négativement la santé publique en se faisant le promoteur des facteurs favorables.
La santé devient donc considérée plus comme moyen que but et par delà même, comme une ressource qui permet aux personnes une vie productive au niveau personnel, social et économique.

La définition du mot “santé” proposée par l'OMS est très contraignante: en effet, sa traduction en termes d’actions a toujours suscité réflexions, doutes, discussions. Le caractère utopique d’une telle définition est clairement établi vu qu’il décrit une situation de complète satisfaction et bonheur qui ne pourra malheureusement être atteinte, même si cela reste une référence vers laquelle nous devons orienter nos propres efforts.
Le passage de la théorie à la pratique est toujours un processus complexe surtout lorsque ses implications requièrent le changement de notre mode de penser et d’agir.

Pour donner un impact significatif à l’accentuation du travail sur la santé mis en œuvre par les gouvernements, et ce à différents niveaux, l’OMS a cherché de rendre opérationnel, à partir des années 80, 2 stratégies appelées, »la promotion de la santé" et la "stratégie de la santé pour tous". Et ce, en étant conscient que la santé est le résultat de un série de facteurs déterminants de type social, environnemental, économique et génétique et non un simple produit d’une organisation sanitaire.
Au fil du temps, il s’est développé sur le concept de santé et sur sa définition, un débat international, allant jusqu’à la formulations de nouvelles définitions alternatives. Jusqu’à ce jour, elles n’ont pas eu un franc succès et donc la définition de l'OMS reste toujours la référence en la matière.


F. Ecologie

Depuis la révolution industrielle jusqu’aux premières homocivilis années 70, les critères à la base du choix des matériaux
dans la constructions dépendaient exclusivement de facteurs de fonctionnalité et d’économicité.

Les critères de choix pour l’utilisation d’un matériau plutôt qu’un autre sont dictés par non seulement la connaissance des caractéristiques du dit matériau (ses propriétés et ses
prestations techniques), mais aussi par sa disponibilité sur le marché et l’investissement financier requis. Depuis les années 60, sous l’influence partielle de la crise pétrolifère, on assiste lentement à un changement de cap, même dans le secteur de la construction, par une majeure sensibilité sur les processus de production en rapport avec l’environnement.

Au niveau Suisse, un Bureau a été créé pour évaluer les problèmes conjoncturelles; ce bureau revêtait la veste de promoteur de programmes intensifs d’ajournement appelés programmes d’incitation. Motivés par l’intention de réduire les coûts énergétiques, peu à peu, les temps étaient devenus mûres pour affronter le problème de manière globale par une réflexion plus approfondie sur les implications que ces processus pouvaient avoir sur l’homme et sur l’environnement. La nécessité de tenir compte de toutes une série d’aspects relatifs à la compatibilité environnementale des matériaux s’est imposée avec les années.

Pour résumer, nous pourrions affirmer  qu’actuellement les critères de choix écologiques, dans le domaine de la construction, devraient tenir compte de :

  1. la fonctionnalité,
  2. l’économicité,
  3. la compatibilité environnementale et sociale du produit.

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